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Vue aérienne de l'îlot Les Moyades et sites de plongée.

L’immersion se fait en général proche de la roche sur un plateau de 5m de profondeur, il faut ensuite prendre la roche à main droite et un canyon vous mènera directement au pied du tombant vers 35m. Celui-ci s’étend progressivement sur le sable jusqu’à 45m de fond en bordant l’îlot. Là, le spectacle est garanti : le sable blanc à vos pieds, le tombant rocheux coloré de ses immenses gorgones pourpres à droite et en fond l’immensité du bleu tant aimé des plongeurs ! A ce moment, il n’est pas rare de croiser le fameux poisson-lune ( Mola Mola ) lorsque la période s’y prête, un Saint Pierre ou autre banc de denti. Lorsque le tombant s’éloigne vers le large, il vaut mieux remonter sur le plateau qui se situe sur 20m. Vous vous retrouverez face à de gros blocs rocheux aussi décorés qu’habités par diverses espèces. Vous pouvez tout à fait faire le tour complet ou bien faire demi-tour afin de revenir sur le plateau à 5m. En choisissant de revenir sur vos pas, vous pourrez profiter du tombant vu d’en haut et passer le long de grandes anfractuosités assez bien colonisées.

Localisation : Ile Maîre

Profondeur min/max : 0/45 m

Sûrement un des meilleurs spots dès l’entrée dans le Parc national des Calanques, les Pharillons sont situés à la pointe sud de l’île Maïre où deux pitons rocheux émergent de l’eau. Praticable par vent d’Est et Mistral, et accessible à tous les niveaux de plongée, sous l’eau le plongeur sera émerveillé par une architecture sous-marine exceptionnelle ! Du Niveau 1 au Niveau 3, des fans de tombants à l’amateur d’arches en passant par les inconditionnels de plongée bio, il y en a pour tous les goûts aux Pharillons. D’un coté, une plongée profonde sur un tombant abrupt jusqu’à 45m de profondeur, de l’autre un plateau à 25m, le tout séparé par un mur rocheux troué de deux arches et d’une faille vers 15m.

Sites de plongée Les Pharillons sous un ciel nuageux
Mérou brun nageant à La Pierre de Cassis, site de plongée.

Localisation : Le Grand Conglue

Profondeur min/max : 65 m

Dernier îlot le plus à l’Est de l’Archipel de Riou, le Grand Conglue est particulièrement connu en raison des fouilles archéologiques menées en 1952 par le Capitaine Jacques-Yves Cousteau et l’équipage de son bateau mythique : La Calypso. C’est d’ailleurs la seule face de l’îlot autorisée à la plongée ! Une plongée a vous coupé le souffle ! La Pierre de Cassis est, peut être appelée ainsi car, de la pointe Nord Est du grand Conglue vers 30 m de fond, part une langue rocheuse, en direction de Cassis tout là bas sur la côte. Pour les amateurs des descentes dans le bleu, de la sensation vertigineuse d’immersion et de progression le long de falaises sous-marines aussi spectaculaires par leur hauteur que par leur biodiversité : Ce spot va vous régaler. Il s’adresse aux plongeurs confirmés ayant déjà effectué quelques plongées profondes ainsi qu’aux plongeurs Tek et recycleurs. Le spot est à l’abri du Mistral donc intéressant, il permettra de vous faire découvrir des eaux magiques et mythiques côtoyées par les plus grands !

Localisation : Ile de Riou

Profondeur min/max : 0/45 m

Situé au sud de l’île Riou, entre l’Impérial de terre et celui du large qui, lui, présente des falaises vertigineuses à plus de 70 m : l’Impérial du milieu offre le meilleur compromis ! En effet, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de Riou, les fonds sont…. De plus en plus profonds ! C’est une très belle plongée, un classique marseillais, sans doute le plus visité des 3 Impériaux. Ce spot de plongée s’adresse au plus grand nombre : du Niveau 1 au Niveau 3 en passant par l’inconditionnel de la photo ou de la bio. Du plongeur souhaitant découvrir la richesse des fonds sous-marins Marseillais ou à celui les connaissant parfaitement bien … De toute façon, sur ce spot… Le spectacle est toujours assuré et à toutes les profondeurs ! Comme pour tous les sites des Impériaux, il nécessite une mer calme car il est relativement exposé à tous les vents.

Sabelle et corail rouge au site de plongée L'Impérial du Milieu.
Couloir aux Gorgones : coraux rouges et bleus sous l'eau.

Localisation : Le Grand Conglue

Profondeur min/max : 0/60 m

Ce spot de plongée se situe à la pointe Sud Est du Grand Conglué. Le couloir à gorgones fait partie des 2 spots autorisés sur l’îlot, le reste faisant partie de la zone interdite à la plongée et aux bateaux. En effet, dans les profondeurs sont présentes des épaves antiques découvertes par le commandant Cousteau ! Le site est accessible aux plongeurs Niveau 3 confirmés ayant l’habitude des plongées profondes. Comme la « Pierre de Cassis », un tout petit peu plus loin, et comme son nom l’indique, il offre un magnifique paysage de gorgones.grands !

Localisation : Ile Riou

Profondeur min/max : 0/65 m

L’archipel de Riou, situé au sud de la rade de Marseille, au large du massif des calanques, se compose de quatre grandes îles principales dont la reine mère île de Riou ! La beauté et la richesse de ses fonds marins attire des milliers de plongeurs chaque année. La Pointe Caramassaigne est incontestablement le spot de plongée qui offre une multitude de possibilités que ce soit en terme de profondeurs et de parcours : – Vous aurez le choix entre des blocs rocheux à 15 et 20m de profondeur accessible aux plongeurs encadrés à 20m ( Niveau 1). – Un tombant profond entre 40 et 60m avec une grotte à 55m qui nécessite un Niveau 3 avec minimum d’expérience. – Ou un parcours de plongée multi-profondeurs adressé aux plongeurs Tek ou Nitrox confirmés adaptés aux planifications de plongée et conditions météo du jour. Ou que ce soit en fonction du thème de votre plongée : photos, bio, grotte ou caverne, tombant profond. Ce spot est d’autant plus intéressant car il est abrité du Mistral et va vous permettre de faire une vingtaine de minutes de navigation en bateau à travers le Parc national des Calanques.

Barracuda nageant à La Pointe de Caramassaigne
Corbe noir nageant près d'un récif à La Boulegeade.

Localisation : Ile Riou

Profondeur min/max : 0/45 m

Située à la pointe Sud-Ouest de l’île de Riou, face à l’îlot des Moyades, la calanque de la Boulégeade est une anse large au magnifique décor typique de l’Archipel de Riou. Le mot boulégeade est un mot Marseillais, en effet la boulégeade est une technique de chasse sous-marine qui est encore quelquefois utilisée par les Louis, les bons. Un Louis est un chasseur sous-marin Marseillais, un spécialiste de la chasse à l’agachon. Bien protégé du vent d’Est, c’est un spot phare du Parc national des Calanques par ce type de météo ! Ce site de plongée est encore une fois à l’image de toute la beauté et de la diversité structurale qu’offrent les fonds sous-marins Marseillais ! Il peut être exploré des dizaines de fois et à chaque fois de manière différente ! Un spot multi-profondeurs où se mêlent ambiances diverses, immensité du relief, abondance de faune et flore fixes agrémenté d’une multitude de poissons benthiques et pélagiques.

Localisation : Rade Nord de Marseille

Profondeur min/max : 27/34 m

Longeur : 70 m

Le Saint Dominique est un voilier, un trois-mâts italien à coque d’acier construit en 1893. Le 16 juin 1897, ce voilier est conduit par le remorqueur la Marseillaise du Vieux Port de Marseille aux chantiers de l’Estaque pour réparation. Ce jour-là, un très fort mistral balaye la rade marseillaise et la mer est très formée. Le Saint Dominique se met à tanguer fortement. Le Capitaine Gavagnin du Saint Dominique en saisi immédiatement la raison : le lest de 100 tonnes normalement arrimé à la quille pour assurer sa stabilité a été retiré. Le gîte du bateau s’accentue et le trois-mâts charge de plus en plus d’eau dans ses cales. Soudain le flanc bâbord se recouvre d’eau, et entraîne le navire au fond. Trois des marins ne purent être sauvés par la Marseillaise. Aucune tentative n’a été entreprise pour renflouer le navire. Les scaphandriers découperont le gréement afin que d’autres bateaux ne le heurtent pas.

Épave du Saint Dominique, site de plongée sous-marine.
Phare de Planier et site de plongée Le Chaouen à Marseille

Localisation : Ile du Planier

Profondeur min/max : 15/34 m

Longeur : 90 m

L’épave du Chaouen est un cargo marocain lancé en 1961 pour assurer la ligne Marseille Casablanca. Transporteur d’agrumes, il mesurait 90 mètres de long, 13,5 mètres de large et jaugeait 1.550 tonneaux. Sa propulsion était composée de deux moteurs de 1.370 CV. Le 21 février 1970, le Chaouen bat pavillon marocain et fait route sur Marseille avec à son bord 640 tonnes d’oranges. La mer est calme, un léger mistral souffle. Vers 22h30, le Chaouen heurte le sec de la Pierre à la Bague au Nord-Ouest de l’île du Planier. Sa coque se déchire sur tribord et il finit sa course dans la petite crique à l’Ouest du Planier. On ne sait toujours pas comment le navire en est arrivé là : erreur ou négligence ? Malgré l’intervention du remorqueur Provençal 15, le Chaouen reste bloqué dans les rochers. Le Mistral s’étant levé, le Provençal 15 doit abandonner son sauvetage vers 2h30. Vers 6h, l’eau a envahi les cales et la salle des machines. A 13h30 le Capitaine Freton donne l’ordre d’abandonner le cargo, et trois quart d’heures plus tard le Chaouen se couche sur bâbord pour sombrer définitivement.

Le paquebot Le Liban à quai dans un port historique.

Localisation : Ile Maïre

Profondeur min/max : 27/34 m

Longeur : 91 m

Le Liban est un paquebot construit en 1882 à Glasgow (Ecosse), mesurant 91 mètres de long sur 11 de large, et jaugeant 2.308 tonneaux. Il était doté d’une machine à vapeur de 2.150 CV. Il appartenait à la Compagnie Fraissinet. La présence de l’épave du Liban sous l’eau peut être considérée comme la tragédie majeure ayant eu lieu dans les eaux marseillaises. Le 7 juin 1903 vers midi, le Liban quitte le port de la Joliette à destination de Bastia. A son bord environ 220 passagers dont 41 hommes d’équipage, ainsi que diverses marchandises telles que du courrier, du matériel d’école…etc. Au même moment le paquebot L’Insulaire appartenant à la même compagnie, se dirige vers Marseille. Les navires se sont vus, et ordre a été donné par les deux commandants de virer à droite afin de se croiser. De peur de heurter les petits rochers autour de l’île Maïre, le commandant de L’insulaire ordonne « A gauche toute » et va ainsi déclencher la catastrophe. L’insulaire se dirige alors sur le Liban et le percute très violemment sur bâbord. Le Commandant Lacotte du Liban et son équipage manœuvrent pour dégager le bateau. Les dégâts sont très importants. Il décide de se rapprocher de l’île Maïre pour débarquer les passagers. Mais les falaises étant trop raides, il tente alors d’échouer le Liban entre les éperons rocheux des Pharillons. Cette manœuvre, qui aurait pu changer la tragédie en un formidable sauvetage, va tourner à la catastrophe. En effet, à une vingtaine de mètres du but, la poupe se soulève au-dessus de la mer. C’est la panique. L’équipage n’arrive pas à lancer les chaloupes (une seule sera descendue), certaines personnes sautent à la mer, d’autres, du fait de l’inclinaison du paquebot, s’écrasent sur le pont. Puis c’est l’explosion : la chaudière du Liban vient de se briser en deux. Le navire s’enfonce très rapidement. Les passagers et matelots qui avaient trouvé refuge sur l’arrière du Liban, sont faits prisonniers sous la tente installée pour les protéger du soleil, et meurent noyés. Les vapeurs Balkan, Le Planier, Le Bleschamp, l’Eclaireur n°10 et le Ravkoszi, arrivés sur les lieux, ne sauvèrent que peu de personnes. Le nombre des victimes ne fut jamais clairement établi : 90 pour l’armateur, 180 pour les journaux. Ceci s’explique par le fait que les formalités d’embarquement n’étaient pas terminées. Le commandant de L’Insulaire fut condamné trois ans plus tard pour avoir donné l’ordre fatal, et surtout pour avoir continué sa route sur Marseille sans porter secours au Liban.

Photographie ancienne du navire La Drôme à quai.

Localisation : Rade sud de MarseilleProfondeur min/max : 44/53 mLongeur : 69 mConstruit par les Chantiers de la Loire, l’épave de transporteur de la Drôme mesure 69 mètres de long sur 10 mètres de large. Navire en acier mixte à voile et à vapeur, il jaugeait 2.172 tonneaux. Il était propulsé par un moteur de 1.100 CV lui autorisant une vitesse de 11 nœuds, soit le double de sa vitesse de navigation à la voile. Son armement comprenait deux canons : un de 65 mm sur la proue et un de 75 mm sur la poupe. Lancé le 10 mars 1887, sa première affectation sera au Service du Littoral comme transport-aviso. Il participera à l’expédition des Dardanelles. Vers 6 heures du matin, le 23 janvier 1918, la Drôme va connaître le même sort que le Togo, le Donator ou le Sagona. Le sous-marin allemand mouilleur de mines U.C. 67 pénètre dans la baie marseillaise, laissant derrière lui ses engins de mort. Le Lieutenant de Vaisseau Allaire, commandant la Drôme, engage son bâtiment dans le chenal de sécurité lorsqu’une explosion titanesque retentit. La Drôme vient de toucher une mine sous-marine. Chargé de 1.500 fûts de pétrole, la Drôme explose en son centre et coule immédiatement, faisant 26 morts. Deux tentatives de renflouement en 1919 resteront vaines.

Localisation : Rade sud de MarseilleProfondeur min/max : 46/53 mLongeur : 49 mConstruit trois ans avant la première guerre mondiale par les Chantiers Bertin de Bezons, le Miquelon mesure 49 mètres de long sur 7,5 mètres de large et jauge 522 tonneaux. Baptisé Michel-Marcel, il change de nom et devient le Miquelon à partir de 1913. Ce cargo appartient alors à la Compagnie « La Morue Française et Sécherie de Fécamp », qui le destine au transport de la Morue entre Terre-Neuve et la France. Le 5 octobre 1917, il quitte Marseille en fin d’après-midi avec à son bord une cargaison inhabituelle pour ce cargo morutier : de la fonte. Il entre en collision avec le vapeur Balkan appartenant à la Compagnie Fraissinet. Le Miquelon sombre immédiatement. La collision ne fit pas de victimes. Lors du procès qui eut lieu au début des années vingt, le Miquelon fut reconnu coupable : en effet, la manœuvre effectuée sur tribord au dernier moment a entraîné le choc avec le Balkan et son feu de mât ne fonctionnait pas.

Banc de poissons sur le site de plongée Le Miquelon
Langouste sur l’épave du Ker-Bihan, site de plongée.

Localisation : Rade sud de MarseilleProfondeur min/max : 49/56 mLongeur : 30 mMis en service en 1902, ce chalutier-dragueur fut, comme d’autres, réquisitionné pendant la première guerre mondiale comme dragueur auxiliaire. Le 23 janvier 1918, le Ker-Bihan va connaître le même sort que la Drôme, quelques heures seulement après elle. Le sous-marin allemand U.C. 67, mouilleur de mines, s’est introduit dans la baie marseillaise, laissant derrière lui ses engins de mort. Le Ker-Bihan, tout comme le Lagoubran, participe à une opération de dragage de mines, quand il en heurte une et sombre.

Localisation : Entre Riou et SormiouProfondeur min/max : 89/96 mLongeur : 25 mLe Ghrib appartenait à la société Chagnaud. Le 13 mars 1943, il quitte le port de La Ciotat en direction de Marseille. Il a en remorque le chaland LABILLON. Ils transportaient des éléments nécessaires à la construction d’une digue. Arrivé à 6 milles à l’Ouest de Cassis, il est attaqué au canon par le sous-marin anglais HMS Taurus. Ghrib et Labillon sont envoyés par le fond en quelques minutes. Les survivants furent sauvés par les pêcheurs de Cassis. Les deux épaves ne seront découvertes que bien des années plus tard grâce à un ROV de la COMEX.

Remorqueur Le Ghrib à quai devant une falaise
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